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Liste des articles dans la catégorie 1. ELIZABETH II REGINA.

Montrer davantage ce qu’est Sa vie quotidienne

Bijoux, robes du soir et d’apparât, batte de cricket ou encore statuette de « Wallace et Gromit », le palais de Buckingham présente pour son ouverture estivale une exposition offrant un aperçu sur une année royale classique.

« L’année de la reine », exposition qui se déroule jusqu’au 1er octobre, dévoile des chapeaux portés par la reine d’Angleterre Elizabeth II, 82 ans, aux traditionnelles courses hippiques d’Ascot au fil des années, ou encore une robe du soir portée en 1958 au cours d’une visite d’Etat aux Pays-Bas.
Le clou de l’exposition est sans nul doute la « robe of state », tenue que la souveraine porte pour l’ouverture officielle de la session parlementaire, où elle prononce un discours présentant le programme du gouvernement pour l’année à suivre.
Cette robe, dont la traîne mesure plus de 5 mètres de long, a été créée pour son couronnement en 1953 et n’avait jamais été exposée au public.
Des robes à crinoline à la taille très ajustée de la jeune princesse aux vêtements plus confortables adaptés aux nombreux voyages de la doyenne des monarques européens, l’exposition balaye tout le règne d’Elizabeth II au fil des saisons.
Parmi la joaillerie figure le diadème russe dit de Vladimir, qui peut être rehaussé de perles ou d’émeraudes, selon les envies de la reine :

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Outre ces emblèmes et souvenirs du calendrier officiel des engagements de la reine -400 au Royaume-Uni et à l’étranger en 2009-, les visiteurs vont également pouvoir admirer un certain nombre de cadeaux offerts à la souveraine comme une batte de cricket de Trinidad et Tobago ou encore une statuette des héros d’animation « Wallace et Gromit ».

Cette exposition est organisée dans le cadre de l’ouverture estivale du palais de Buckingham, résidence officielle de la reine à Londres, qui permet au public de parcourir dix-neuf salles d’apparât, les « State rooms », utilisées notamment à l’occasion des visites de chef d’Etat.

Exposition « L’année de la reine »
Palais de Buckingham
Londres


LES PEMBROKE WELSH CORGIES : LES PLUS FIDÈLES SUJETS DE SA MAJESTÉ

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Sa passion date de Son 18e anniversaire, en 1944, quand Lui a été offerte Susan, une femelle.

Une passion jamais démentie depuis :
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Et pour cause :
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« The Pembroke Welsh Corgi is a loyal, affectionate, playful, busy little dog. He makes a good family pet if he is not left alone for long periods. He is also good with children as long as he is not unduly teased. This is a herding dog and his natural instinct will be to nip at people’s heels. Early and firm training should curb this tendency. He is intelligent, obedient, and a quick learner which makes him easy to train. »

Et il faut voir les petites têtes que ça Vous fait…
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Mais Elle a été tellement chagrinée par la perte, dernièrement, de 2 de Ses chiens, des suites d’un cancer, qu’on a appris, courant mai 2009, que Sa Majesté avait décidé de ne pas en adopter de nouveaux. Restent 7, qu’Elle apprécie par-dessus tout de promener Elle-même. Il faut savoir qu’un Corgi a tendance à l’embonpoint s’il manque d’exercice. A fortiori dans ce cas, La Bête doit souffrir du dos, vue la longueur de sa charmante petite colonne vertébrale courte sur pattes.

Tout cela est, au passage, une manière très subtile, pour Sa Majesté, de laisser savoir qu’Elle s’estime désormais Elle-même âgée.
Elizabeth II est née en 1926.
Royale manière de commencer à penser à l’Impensable : dreadful !

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GOD SAVE THE QUEEN ! semble prier cette Petite Bête, isn’t it ?


BUCKINGHAM PALACE : RÉSIDENCE OFFICIELLE DE SA MAJESTÉ À LONDRES

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Buckingham Palace. Si la Reine est dans les lieux, le drapeau du Royaume-Uni est levé.

Le Palais de Buckingham (Buckingham Palace) est la résidence officielle londonienne de la monarchie britannique.
Le palais est à la fois le lieu où se produisent les événements en relation avec la famille royale, le point de chute de beaucoup de chefs d’État en visite, et une attraction touristique importante.
C’est le point de convergence du peuple britannique lors des moments de joie, de crise et de peine.
« Buckingham Palace », ou tout simplement « le Palais », désigne la source des déclarations de presse émanant des bureaux royaux.

Au Moyen Âge, le site du palais de Buckingham formait une partie du manoir d’Ebury. Il y eut plusieurs occupants royaux depuis Édouard le Confesseur, et a été l’objet de nombreuses spéculations à propos de son propriétaire : une faille dans le bail de Charles Ier d’Angleterre permit au terrain de revenir dans le giron royal au xviiie siècle.
Les précurseurs de Buckingham Palace furent Blake House, Goring House et Arlington House.

D’abord connu sous le nom de Buckingham House, le bâtiment formant le cœur du palais d’aujourd’hui était auparavant un grand hôtel particulier construit en 1703 par le duc de Buckingham John Sheffield et acquis par le roi George III en 1762 pour en faire sa résidence privée. Il a été agrandi au cours des 75 années suivantes, principalement par les architectes John Nash et Edward Blore, qui ajoutèrent trois ailes autour d’une cour carrée.

Buckingham Palace devint finalement la résidence officielle de la monarchie britannique lors de l’accession au trône de la reine Victoria en 1837. Les derniers ajouts structurels d’importance datent de la fin du xixe et du début du xxe siècle : l’imposante aile est qui fait face au Mall a été ajoutée, et l’ancienne entrée officielle, Marble Arch, a été déplacée près du Speaker’s Corner à Hyde Park, où elle se trouve toujours. La façade côté est a été refaite en 1913 avec des blocs de calcaire de Portland, en arrière plan du Victoria Memorial, créant la « façade publique » de Buckingham, avec le fameux balcon en son centre.

Les décorations intérieures du xixe siècle, dont nombreuses sont encore visibles de nos jours, montrent l’utilisation intensive de stuc de couleurs vives, de lapis-lazuli bleus et roses, sur le conseil de Sir Charles Long. Le roi Édouard VII mena une redécoration partielle dans des tons crème et or de la Belle Époque. Beaucoup de petits salons de réception sont meublés selon un style régence chinoise, avec des éléments provenant du pavillon royal de Brighton et de Carlton House, après la mort du roi George IV.

Les jardins de Buckingham Palace sont les plus grands jardins privés de Londres, à l’origine dessinés par Capability Brown, puis refaits par William Townsend Aiton des Jardins botaniques royaux de Kew et John Nash. Le lac artificiel a été terminé en 1828 et son eau provient de la Serpentine, un lac d’Hyde Park.

Les Appartements d’Etat forment le cœur du palais où l’on s’affaire, et sont régulièrement utilisées par la Reine et les membres de la famille royale pour les événements officiels.

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Elizabeth II à Buckingham Palace par Cecil BEATON en 1968

Buckingham Palace est l’un des édifices les plus connus à travers le monde entier : plus de 50 000 personnes sont accueillies au palais chaque année en tant qu’invités à des banquets, déjeuners, dîners, réceptions et bien sûr garden parties.


DIEU ET MON DROIT : LA DEVISE DE LA MONARCHIE BRITANNIQUE DEPUIS HENRI V (1413)

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« Dieu et mon droit » est la devise de la monarchie britannique, depuis le règne de Henri V (1413-1422).

Elle apparaîtra associée à « Honi soit qui mal y pense » sur les armes du Royaume-Uni à partir de cette date, « Honi soit… » étant apparue antérieurement.

Cette devise est connue en langue française, car le français était la langue des souverains du royaume depuis Guillaume le Conquérant.

Henri V parlait français et anglais. L’usage de l’anglais par l’élite reprit son essor précisément durant son règne.

La devise ferait référence au droit divin des rois.

Elle a pu fonctionner comme mot de passe.


HONI SOIT QUI MAL Y PENSE : DEVISE DE L’ORDRE DE LA JARRETIÈRE ET DONC DU SOUVERAIN DU ROYAUME-UNI DEPUIS ÉDOUARD III (1348)

« Honi soit qui mal y pense » est la devise de l’Ordre de la Jarretière, fondé en 1348 par Édouard III.
Le souverain du Royaume-Uni est le premier des 26 membres de l’Ordre.

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Le nobilissime ordre de la Jarretière (Most Noble Order of the Garter) est un ordre de chevalerie britannique, fondé en 1348, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.
Selon la légende, la création de cet ordre aurait été décidée par le roi Édouard III lors d’un bal à Calais, où il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury1. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son genou et coupa court aux railleries par ces mots : « Messieurs, honni soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d’en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement. »
Cet ordre, le plus ancien ordre de chevalerie qui subsiste encore au xxie siècle, rassemblait autour du souverain vingt-cinq chevaliers, membres à part entière. Les hommes sont appelés « chevaliers compagnons ».
Des femmes ont été associées à l’ordre, mais n’ont jamais été membres avant le règne d’Édouard VII. Elles sont nommées « dame de la Jarretière ». Depuis 1987, les femmes peuvent être reçues à un grade équivalent à celui de chevalier, et peuvent faire partie des 25 membres. Elles sont nommées « dames compagnons ».
L’ordre inclut aussi des membres supplémentaires (de la famille royale ou des souverains étrangers) depuis 1813, appelés « chevaliers et dames surnuméraires ».
La devise de l’ordre est : « Honi soit qui mal y pense », avec un seul « n », certainement à cause de l’orthographe moins contraignante de l’époque.
Les chevaliers et dames de l’ordre sont nommés par la reine sans consultation du premier ministre. Il s’agit du plus grand honneur du Royaume-Uni, à l’exception de l’ordre du Chardon en Écosse.

HISTOIRE

Le roi Édouard III fonda l’Ordre comme « une société, une communauté et un collège de chevaliers »2. On présume généralement que l’Ordre a été fondé en 1348, même si les dates de 1344 et 1352 ont aussi été évoquées. La garde-robe du roi fait état des premiers changements dûs à la Jarretière, à l’automne 1348. En tout état de cause, l’Ordre n’a probablement pas été établi avant 1346. Ses statuts d’origine exigeaient que chaque membre soit préalablement chevalier (ce qu’on assimilerait aujourd’hui à un « knight bachelor ») or quelques uns de ses membres initiaux ne furent faits chevalier que cette année-là3.
Plusieurs légendes entourent les origines de l’Ordre. La plus populaire implique la comtesse de Salisbury (probablement Jeanne de Kent). Alors qu’elle dansait avec ou à proximité du roi Édouard III, à Eltham Palace, on raconte que sa jarretière aurait glissé de sa jambe. Quand la foule de courtisans se mit à ricaner, le roi la ramassa et la noua à sa propre jambe en s’exclamant « Honi soit qui mal y pense », phrase qui est devenue la devise de l’Ordre4. Selon une autre légende, le roi Richard Ier a été inspiré au xiie siècle par saint George qui avait pris l’habitude d’attacher une jarretière autour de la jambe de ses chevaliers pour porter chance dans la bataille, lors des croisades. Le roi Édouard III aurait alors décidé de faire référence à cet événement quand il fonda l’Ordre au xive siècle3.
Peu après la fondation de l’Ordre, des femmes furent désignées Dames de la Jarretière, mais ne furent pas faites compagnons. Le roi Henri VII interrompit cette pratique en 1488. Sa mère, Margaret Beaufort, fut la dernière Dame de la Jarretière jusqu’à reine Alexandra (en 1901). À l’exception des souveraines, Alexandra de Danemark fut la première nommée par la suite, par son mari Édouard VII. Le roi George V fit de même pour sa reine consort, la reine Mary, puis George VI pour sa femme, la reine Élisabeth. À travers le xxe siècle, les femmes sont ainsi intimement liées à l’Ordre, mais à l’exception des reines, aucune ne fut faite compagnon5. Cependant, en 1987, il devint possible de nommer une « dame Compagnon de la Jarretière » depuis la modification des statuts par la reine Élisabeth II6.

LES MEMBRES

L’adhésion à l’Ordre est extrêmement limitée et comprend le monarque du Royaume-Uni, le prince de Galles, pas plus de 24 membres compagnons et quelques membres surnuméraires. L’appartenance à l’Ordre est du seul fait du monarque7. Celui-ci est connu comme le « souverain de la Jarretière ». Quant au prince de Galles, il est connu comme le « chevalier compagnon de la Jarretière »8. Les membres masculins de l’Ordre sont des « chevaliers compagnons », alors que les membres féminins sont des « dames compagnons ».

Précédemment, lorsqu’une vacance se présentait, le souverain y remédiait en choisissant un nouveau membre parmi ceux proposés par les membres. Un système de proposition avait ainsi été mis en place à cette fin. Chacun des membres pouvait proposer neuf candidats, parmi lesquels trois devaient avoir un rang équivalent ou supérieur à celui de comte, trois à celui de baron et trois à celui de chevalier. Le souverain choisissait alors dans cette liste autant de personnes qu’il y avait de places disponibles. Il n’était cependant pas obligé de choisir ceux qui avaient obtenu le plus de propositions. Les derniers candidats à avoir été proposés datent de 1860. Depuis lors, les membres sont désignés par le seul souverain. Cependant, les statuts formulant cette procédure n’ont pas été modifiés avant 18539.
Depuis le xviiie siècle, le souverain faisait ses propres choix sur les conseils du gouvernement. Cependant, le roi George VI pensait que l’ordre de la Jarretière et l’ordre du Chardon étaient devenus trop liés aux parrainages politiques. En 1946, avec l’accord du Premier Ministre et du chef de l’opposition, l’appartenance à ces deux ordres est devenue un don personnel du souverain. Ainsi, le souverain sélectionnait personnellement les chevaliers et les dames compagnons de la Jarretière, sans avoir à tenir compte des conseils du gouvernement10.
L’Ordre se compose également de membres surnuméraires qui ne sont pas décomptés de la limitation à 25 compagnons. Plusieurs de ces membres appartiennent à la famille royale britannique et sont connus sous le nom de « chevaliers et dames royaux de la Jarretière ». Ces titres ont été introduits par le roi George III, en 1786, afin que ses nombreux fils ne perturbent pas la limite en nombre de compagnons. Il créa le statut de membre surnuméraire, en 1805, pour qu’aucun descendant du roi George II ne soient décompté comme membre (i.e. extension aux frères et sœurs de George III). En 1831, ce statut fut étendu à nouveau pour inclure les descendants de George I (i.e. extension aux frères et sœurs de George II)3. Avec l’entrée de l’empereur Alexandre Ier de Russie dans l’Ordre, en 1813, la catégorie des membres surnuméraires fut étendue aux monarques étrangers, qui sont connus sous le nom de « Chevaliers et Dames étrangers de la Jarretière »4. Chacune de ces initiations exigeait la promulgation d’une loi. Cependant, à partir de 1954, l’admission régulière de chevaliers et de dames étrangers fut possible sans avoir recours à des dispositions particulières4.
Le souverain peut dégrader les membres qui ont commis des crimes graves, tels que la trahison. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs Chevaliers étrangers qui étaient les monarques de nations ennemies virent leur adhésion révoquée. Celles de l’empereur Guillaume II d’Allemagne et de François-Joseph Ier d’Autriche ont ainsi été annulées en 19154. L’adhésion de l’empereur Hirohito fut également annulée après l’entrée en guerre du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, mais il fut renommé après la fin de la guerre par Élisabeth II. Il est ainsi le seul Chevalier à avoir été nommé par deux souverains différents11.
Les descendants de Chevaliers de la Jarretière ont la possibilité de rejoindre la Société des amis de Saint George et des descendants des Chevaliers de la Jarretière.

VÊTEMENTS & ACCESSOIRES DES MEMBRES

Lors des cérémonies officielles de l’Ordre, telles que la journée annuelle de la Jarretière, les membres portent les vêtements et des accessoires spécifiques :
Le manteau est un vêtement de cérémonie, une cape munie de manches (en anglais : robe), porté par les membres depuis le xve siècle. À l’époque, fait de laine, le manteau, dès le xvie siècle est en velours. La couleur, violette à l’origine, connut des variations au cours des XVIIe et xviiie siècles, passant par le bleu azur, le bleu pâle, le bleu roi, le bleu foncé, le parme et le bleu outremer. De nos jours, il est bleu foncé, bordé de taffetas blanc. Les manteaux du Souverain, du Prince de Galles et des chevaliers royaux se terminent par une traîne. L’écusson de la croix de saint George encerclée de la Jarretière est cousu sur l’épaule gauche du manteau, à l’exception notable du Souverain qui lui porte l’étoile de l’Ordre à cet emplacement. Un capuchon et un surmanteau en velours rouge foncé sont également attachés au niveau de l’épaule droite, mais ont perdu toute fonction au cours du temps et donnent désormais une touche de couleur supplémentaire à l’ensemble21.
Le chapeau en velours noir avec une plume d’autruche blanche et une plume de héron noire21.
Le collier est porté par dessus le manteau. Tout comme ce dernier, il a été introduit au cours des XVe et XVIe siècles et est réalisé à partir de 30 onces d’or pur (soit 0,933 kg). Le collier se compose de nœuds d’or alternant avec des médaillons émaillés montrant une rose cerclée de la Jarretière. Lors du règne du roi Henri VII, chaque jarretière entourait deux roses (une blanche et une rouge), mais il en a modifié le dessin de telle sorte que la jarretière ne cercle plus qu’une seule rose rouge21. Le collier est attaché aux épaules par un ruban en soie.
Le « George » est une figurine en émail qui est suspendue au collier. Il représente saint Georges à cheval, terrassant le dragon21.
La jarretière est portée, lors des grandes occasions, autour du mollet gauche pour les chevaliers et autour du bras gauche pour les dames. Il est également représenté sur plusieurs insignes. La Jarretière est une boucle, faite de velours bleu foncé (bleu clair, à l’origine) et portant la devise de l’Ordre en lettres d’or. Il arrivait que les dames et les chevaliers étrangers de la jarretière aient des jarretières brodées de pierres précieuses21.
L’étoile, qui se porte épinglée à gauche de la poitrine, a été introduite au xviie siècle par le roi Charles Ier. Il s’agit d’une reproduction en émail coloré de l’écusson de la croix de saint Georges, cerclée par la jarretière, elle-même ceinte de huit pointes argentées. Chaque pointe est composée d’un faisceau de rayons. Les quatre pointes suivant les directions cardinales sont plus longues que les quatre pointes intermédiaires. Les étoiles des dames et des chevaliers étrangers étaient autrefois ornées de pierres précieuses. En raison de sa prééminence, l’étoile de l’Ordre doit être portée au-dessus des autres étoiles dont le membre pourrait être décoré21.
Le badge est porté sur la hanche droite, suspendu à un ruban par une chaîne en or. Il est parfois appelé le « Petit George » en référence à celui porté au collier. Comme le « George », le badge représente saint Georges à cheval, terrassant le dragon, à ce détail près qu’il est plus plat et en or. Au xve siècle, le badge était porté attaché autour du cou à un ruban, ce qui posait problème lorsque le chevalier montait à cheval, de sorte que la coutume de le porter sous le bras droit au bout d’un ruban s’est alors développée21.
À la mort de l’un des membres, le badge et l’étoile sont retournés personnellement au Souverain par le plus proche parent de sexe masculin de l’ancien membre et les autres insignes sont retournés à la Chancellerie Centrale des Ordres de Chevalerie21.

PRÉSÉANCE ET PRIVILÈGES

Une position dans l’ordre de préséance est assignée à chacun des membres. Les chevaliers de l’Ordre apparaissent ainsi à un rang plus élevé que celui des autres chevaliers et des baronnets. Les épouses, les enfants et les belles-filles des chevaliers Compagnons reçoivent également une position dans cet ordre. En règle générale, les individus peuvent obtenir cette préséance de leur père ou mari, mais pas de leurs mères ou épouses. Malgré son statut, on attribue également au chancelier une position dans l’ordre de préséance. Cependant, à l’exception de la période comprise entre 1553 et 1671, lorsque le poste était occupé par un laïc qui n’était pas nécessairement membre de l’Ordre, cette préséance fut purement théorique. Il faut noter, en effet, que le rang de préséance d’un membre de l’Ordre est supérieur à celui attaché à la fonction de chancelier. De même, lorsque la fonction était occupée par un évêque diocésain de l’Église d’Angleterre, le titulaire avait à nouveau une préséance plus élevée que celle que son office pourrait lui conférer22.
Les chevaliers Compagnons ont la possibilité de faire précéder leur prénom du préfixe « Sir » et les dames Compagnons du préfixe « Lady ». Les épouses des chevaliers Compagnons peuvent également utiliser le préfixe « Lady », mais il n’existe pas de tel privilège pour les maris des dames Compagnons. Ces formes ne sont pas utilisées par les princes et les pairs, sauf quand le nom des pairs est écrit sous leur forme complète23.
Les chevaliers et les dames utilisent les lettres post-nominales « KG » et « LG » respectivement (pour Knight et Lady of the Garter)10. Quand une personne est amenée à utiliser plusieurs groupes de lettres post-nominales, ceux de l’Ordre de la Jarretière apparaissent avant tous les autres, à l’exception de « Bt » (pour les baronnets), « VC » (pour la croix de Victoria) et « GC » (pour la croix de Georges)24.
Les membres peuvent cercler leurs armoiries de la Jarretière et, s’ils le désirent, d’une représentation du collier de l’Ordre25. Cependant, la jarretière est habituellement utilisée seule. Les chevaliers et les dames étrangers n’agrémentent évidemment pas leur blason de décorations britanniques.
On autorise également les chevaliers et les dames compagnons à utiliser des supports héraldiques, ce qui constitue un privilège accordé à un très petit nombre. Alors que certaines familles revendiquent les supports sur leurs armes comme étant un usage ancien et que d’autres les ont obtenus en récompense spéciale, seuls les pairs, les chevaliers et dames Compagnons de la Jarretière, les chevaliers et dames du Chardon ainsi que quelques autres chevaliers bénéficient automatiquement de ce privilège25.

LE SERVICE DE LA JARRETIÈRE À WINDSOR

Autrefois, l’ordre de la Jarretière tenait des services religieux à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, mais ils devinrent rares au xviiie siècle. Après avoir disparu à partir de 1805, le roi George VI décida de les réinstaurer en 1948. Depuis lors, chaque année, à l’occasion du lundi de la semaine d’Ascot, en juin, les membres de l’Ordre se rencontrent dans les appartements d’État du château, vêtus de leurs habits cérémoniaux et de leurs insignes. Ils entament alors une procession, menée par les chevaliers militaires de Windsor, à travers le château pour rejoindre la chapelle Saint-Georges pour le service religieux. C’est à cette occasion que d’éventuels nouveaux membres sont intronisés. Après le service, les membres retournent dans la salle supérieure des appartements d’État, en calèche26.


PERSONAL FLAG OF QUEEN ELIZABETH II

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UNE REINE NE S’APPARTIENT PAS

Le film Queen l’a remarquablement rappelé : Elizabeth II a fait le don d’elle-même à ses sujets. Sa vie -sa propre vie- est escamotée par sa charge.

Cette photo d’Annie LEIBOVITZ montre la Reine en toute majesté mais pour cette fois songeuse :
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Un sourire sur ses lèvres : la Reine pense. Sa Grâcieuse Majesté se souvient d’un événement qui amène sur ses lèvres un très doux sourire.
Quel souvenir ?
Quel souvenir…


UNE REINE COMME LA SEULE ÉVIDENCE

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Image remarquable, où tout est flou -sauf sa Gracieuse Majesté. Elle seule apparaît, pure et nette comme une eau claire, avec Son sourire (puisse-t-il être immortel) majestueux et cependant simple.


MÊME LA REINE D’ANGLETERRE CRAINT LA PLUIE BRITANNIQUE ?

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ELIZABETH COURONNÉE REINE

1951 (avant le couronnement)
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1952 (avant le couronnement)
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1953 (année du couronnement)
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